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Posts Categorized : Don au Musée

L’histoire de la carabine Luger 1902

CHAQUE ARME A SON HISTOIRE | Il nous fait plaisir vous présenter cette semaine la carabine Luger 1902, un semi-automatique allemand très rare.

Origine du Luger

Le Luger a été développé à l’origine par Georg Luger, un ingénieur employé par l’armurier berlinois Ludwig Loewe & Co. Luger était également le représentant de la société, qui produisait à la fois des fusils et des armes de poing, notamment le pistolet semi-auto à bascule d’Hugo Borchardt.

L’histoire du Luger, modèle de 1902

À partir de 1902, une version carabine avec un canon de 6 pouces, une partie avant en bois et une crosse en bois détachable a été introduite sur le marché. Malgré les tentatives pour se faire accepter par l’armée allemande, Luger se heurte à une résistance, due en grande partie à la petite cartouche de 7,65 mm.

Le modèle 1902 a été produit par DWM en 2 500 exemplaires et fabriqués en deux séries dont les numéros sont compris entre 21 000 et 22 100 et entre 23 500 et 24 900. Celle que nous avons porte le numéro de série 23 998. La plupart de ces armes ont été vendues à l’exportation aux États-Unis et en Grande-Bretagne; c’est la raison pour laquelle elle porte, la plupart du temps, l’inscription Germany ou Made in Germany.

Cette carabine Luger 1902 est un modèle très rare qui a une très grande valeur pour un collectionneur. Elle est en parfaite condition.

Informations sur l’arme

Merci à la succession Fluehler qui a fait don de cette arme de plus de 100 ans à notre Musée.

Pouet Pouet!
Sculpture en bronze – Pouet Pouet! de Marie-Claude Demers

Cette semaine, nous vous présentons avec joie Pouet Pouet!, cette sculpture en bronze aux détails incroyables de Marie-Claude Demers.

Pouet Pouet!

Cette sculpture en bronze mesure 35,5 X 20 X 13,5 pouces et a été coulée à l’Atelier du bronze d’Inverness.

Celle exposée au Musée est le numéro 2 de 24 et a été créée par la sculpteure québécoise de bronze Marie-Claude Demers.

À propos de Marie-Claude Demers

Marie-Claude Demers réalise sa première exposition à dix ans. S’exprimant d’abord par la peinture, la sculpture devient plus tard son médium de prédilection. Titulaire d’un baccalauréat en psychologie de l’UQ de Trois-Rivières, elle reçoit une formation en fonderie de bronze à Guadalajara au Mexique en 2002. Elle expose son travail à de nombreuses reprises au Canada, aux États-Unis, en Espagne et en Équateur.

Elle travaille ses personnages dans l’argile par addition. Puis. Demers crée les moules en cire avec lesquels elle produit ses bronzes. Par un travail minutieux et de longue haleine, cette artiste réalise elle-même toutes les étapes du processus de création de ses sculptures.

Ses œuvres contiennent des symboliques de bonheur. Parfois fantaisistes, parfois ludiques, ses sculptures, représentant des personnages et des animaux folichons, sont inspirées des contes pour enfants. Elles sont teintées de son bagage en psychologie, alors qu’elle a travaillé auprès des enfants.

Cette pièce fait partie de la collection privée de l’imprésario Pierre Gravel et nous est prêtée au Musée afin de bonifier notre collection de bronze.

L’histoire du « Thompson Semi-Automatic Carbine, Model 1927 A1 »

CHAQUE ARME A SON HISTOIRE | Le Thompson est un pistolet-mitrailleur américain créé par John T. Thompson en 1919 et utilisé massivement dans plusieurs guerres, dont la Deuxième Guerre mondiale. C’est toutefois lors de la prohibition aux États-Unis que l’arme est devenue célèbre.

La prohibition

Cette époque désigne surtout la période, de janvier 1920 à décembre 1933 aux États-Unis, pendant laquelle un amendement à la Constitution des États-Unis interdisait la fabrication, le transport, la vente, l’importation et l’exportation de boissons alcoolisées. Les forces de l’ordre étaient en charge de détruire le matériel des distilleries et des brasseries, puis de mieux contrôler l’entrée des marchandises aux frontières américaines.

Cette période a eu plusieurs conséquences involontaires, dont celle de donner aux membres du crime organisé plusieurs occasions de mettre sur pied des filières d’importation, des fabriques ou encore un réseau élaboré de distribution illégale de boissons alcoolisées aux États-Unis, notamment par le biais des speakeasies (bar clandestin).

De cette période, les noms d’Eliott Ness et d’Al Capone résonnent encore.

Eliott Ness et Al Capone

Eliott Ness et Al Capone

Malgré un mépris de la population envers l’État à cause de la consommation et de la possession d’alcool chez les politiciens, les médias ont soutenu les activités et les interventions d’Eliot Ness et de son équipe de choc composée d’agents du Trésor, surnommés les Incorruptibles (The Untouchables, en anglais). Sa détermination à faire respecter la prohibition aux États-Unis, et plus particulièrement à Chicago, et son talent pour les relations publiques ont su marqué l’histoire.

Durant cette même période, à Chicago, Al Capone fut l’un des criminels à prendre la tête de ces trafics d’alcool et à renforcir grandement son empire criminel grâce aux immenses profits générés par les ventes illégales d’alcool. Il gagnait des dizaines de millions de dollars par an grâce à la contrebande et aux bars clandestins. Eliot Ness s’opposa alors à Al Capone dans un combat devenu légendaire, sans cependant réussir à faire tomber le criminel pour méfaits graves, soit la vente d’alcool ou le meurtre. Ce sont ses fraudes fiscales révélées par les enquêtes de Frank J. Wilson qui finissent par le faire tomber. Al Capone a été condamné à la peine maximale prévue pour fraude fiscale, soit 11 ans.

Aujourd’hui, la prohibition est considérée comme une expérience ratée qui a stimulé la consommation illégale d’alcool plutôt que de la limiter.

Une arme aimée des policiers et des criminels

Cette arme, aussi appelée « Tommy Gun », « Trench Broom », « Trench Sweeper », Chicago Typewriter » et « Chicago Piano », était privilégiée par les soldats, les criminels, les policiers, le FBI et les civiles pour son ergonomie, son format compact, ses cartouches .45 ACP, sa fiabilité et son pouvoir de tir automatique. Durant l’ère de la prohibition, le Thompson apparaissait même fréquemment dans les médias puisqu’il était utilisé à la fois par les forces de l’ordre et les criminels.

Depuis, l’arme est populaire auprès des collectionneurs à cause de sa place dans l’histoire.

Modèle 1927 A1

L’arme que nous vous présentons aujourd’hui est le modèle 1927 A1 produit par Auto-Ordnance Corporation de West Huarly, New York aux États-Unis entre 1974 et 1999. Il est officiellement connu comme le « Thompson Semi-Automatic Carbine, Model 1927 A1 ».

Information sur l’arme

Merci à notre donateur pour cette arme imposante et remplie d’histoire.

Sculpture de Maurice « Rocket » Richard

Amateur de sports et d’art? Vous serez comblé avec cette sculpture en bronze de Maurice « Rocket » Richard, créée en 1997, que nous avons la chance d’exposer au Musée.

Un hommage à Maurice Richard

En 1997, la Fondation Maurice Richard a rendu hommage à un grand sportif québécois, Maurice « Rocket » Richard, en créant entre autres une œuvre monumentale en bronze, de 9 pieds de hauteur, des sculpteurs Annick Bourgeau et Jules Lasalle. Cette œuvre est érigée devant l’entrée principale de l’aréna Maurice Richard à Montréal. Depuis 2001, on peut aussi la voir Parc Jacques-Cartier, à Hull.

La Fondation Maurice Richard et M. Jean-Raymond Goyer, concepteur et éditeur du projet, ont également décidé, en 1997, d’éditer une série de 15 exemplaires seulement d’un modèle réduit de cette œuvre en bronze. Au centre de la plaque de bronze, on retrouve l’empreinte de la main de Maurice Richard.

Maurice « Rocket » Richard

Maurice Richard est né à Montréal le 4 août 1921 et a été joueur pour le club de hockey des Canadiens de Montréal de 1942 à 1960. Il a été le premier joueur de la Ligue nationale de hockey à marquer 50 buts en 50 matchs, puis le premier joueur à marquer 500 buts au sein de la ligue. Ayant remporté huit coupes Stanley, Maurice Richard est reconnu pour ses exploits sur la glace, mais également comme un symbole de l’émancipation des Canadiens français.

Celui qui portait le numéro 9 et qui était surnommé le « Rocket » ou encore la « Comète » est l’un des joueurs de hockey les plus connus au Canada et dans le monde entier. S’il s’est éteint à Montréal le 27 mai 2000 à la suite d’une insuffisance respiratoire, il garde, encore aujourd’hui, une place à part : ses exploits sont encore célébrés et on parle de lui avec admiration.

À propos d’Annick Bourgeau

«Diplômée du Ontario College of Art de Toronto, Annick Bourgeau travaille en sculpture figurative depuis 1989. Ce sont les matières les plus plastiques – terre glaise, cire, pâte à modeler, plâtre – qu’elle privilégie.

Mme Bourgeau a sculpté de nombreux bustes et statues dont le buste de Raoul Dandurand installé dans l’ancien édifice Simpson’s à Montréal. Elle a contribué techniquement à plusieurs réalisations telles que le monument de Monseigneur de Laval à la Cathédrale de Québec et la galerie des six bustes du Monument National à Montréal » (Patrimoine culturel, 2021).

À propos de Jules Lasalle

Sculpteur et modeleur, Jules Lasalle vit et travaille à Montréal, où il dirige l’atelier Attitude enr. Il compte à son actif plusieurs autres œuvres d’art public à Montréal dont Hommage à Marguerite Bourgeoys (1988), sur la rue Notre-Dame Est, et le Monument à Maurice Richard (1997), à l’entrée de l’aréna du même nom (Art Public, 2021).

Cette œuvre d’art, signée de grands artistes québécois et d’un des héros sportifs de notre histoire, a une place significative dans notre collection.

Source :

Art public, 2021, https://artpublicmontreal.ca/artiste/lasalle-jules/

Patrimoine culturel, 2021, https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=8687&type=pge

Sculpture en bronze – L’Gosseux

Cette semaine, nous vous présentons la sculpture en bronze L’Gosseux, ou le Sculpteur en herbe, de Louis-Philippe Hébert, un sculpteur canadien.

Découvrez l’histoire derrière cette sculpture.

Représentation

Cette sculpture en bronze représente Louis-Philippe Hébert alors qu’il sculptait jeune des jouets et des figurines en bois pour son jeune frère. Le pantalon troué et les pieds nus du jeune homme rappellent les origines du sculpteur, lui qui a grandi en campagne.

 

Informations sur l’œuvre

Cette sculpture a été réalisée par la Fonderie d’Art d’Inverness pour le Musée du bronze d’Inverness en novembre 1994 et est le numéro 11 de 30.

 

À propos de Louis-Philippe Hébert

Fils de cultivateur, Louis-Philippe Hébert est né à Sainte-Sophie-d’Halifax, au Québec, le 27 janvier 1850.

Très tôt, il est attiré par la sculpture; il en fera son métier. Dans sa carrière, il aura réalisé plus d’une quarantaine de monuments célèbres : la Reine Victoria, à Ottawa; Maisonneuve, Jeanne-Mance, Mgr Bourget, Édouard VII, à Montréal; Salaberry, à Chambly; Mgr de Laval, la Fontaine des Abénakis et six sculptures érigées devant le Parlement de Québec.

Décédé à Westmount le 13 juin 1917, il est inhumé au cimetière de Notre-Dame-des-Neiges à Montréal.

Pour en savoir plus sur Louis-Philippe Hébert, nous vous invitons à découvrir les ressources suivantes :

Cette sculpture fait partie de la collection privée de l’imprésario Pierre Gravel et nous est prêtée afin d’enrichir notre collection de bronze.

L’histoire du Colt 1873 Single Action Army Buntline North American Oilmen Commemorative

Cette semaine, nous vous présentons le Colt 1873 Single Action Army Buntline North American Oilmen Commemorative, un revolver fabriqué en seulement 200 exemplaires.

Découvrez son histoire!

Son histoire

Cette arme a été conçue par Colt pour M. Larry Pedersen de Calgary en Alberta, un homme bien connu et respecté dans l’industrie pétrolière. L’arme a été fabriquée seulement en 1984, et ce n’est que 200 revolvers qui ont été produits; 100 ont été vendus au Canada et 100 aux États-Unis. L’arme que nous vous présentons est le numéro 40 de 200.

Caractéristiques de l’arme

Le revolver a un fini bleui avec des incrustations en or. Les plaquettes sont en ébène avec des incrustations en ivoire.

Cet ensemble de revolver était vendu dans un étui de présentation vertical à dessus en verre.

Le modèle Buntline

Ce modèle est souvent décrit comme étant un extra-long Colt Single Action Army avec un canon d’une longueur de 305 mm (12 pouces) contrairement au Colt Single Action Army, ou Colt Peacemaker, dont le canon mesure généralement 190,5 mm (7.5 pouces).

Informations de l’arme

Cette arme est à l’état neuf, elle est donc une pièce de collection très rare.

Merci à notre donateur pour cette arme!

Envie de découvrir l’histoire de d’autres artéfacts? Rendez-vous ICI.

L’histoire du Colt 1851 Navy Generation 2

Cette semaine, nous avons le plaisir de vous présenter un Colt 1851 Navy Generation 2 que nous avons reçu en don au Musée.

Découvrez son histoire!

Histoire du Colt 1851 Navy première genération

Initialement, le Colt 1851 Navy a été conçu par Samuel Colt. Le révolver se chargeait par l’avant du barillet, mise à feu par des capsules à percussion, à simple action et fut fabriqué en plus de 215 000 exemplaire dans plusieurs usines entre 1850 et 1873 aux États-Unis et en Angleterre.

Sur le barillet du Colt 1851 Navy Generation 2, une gravure de navires sur l’eau est présente puisque l’arme était initialement destinée aux marins.

Utilisation

S’il était destiné à être utilisé par les marins, comme son nom l’indique, le 1851 a été utilisé en majorité par l’infanterie puisque les soldats appréciaient sa maniabilité et son faible recul. Environ 35 000 des Colt Navy furent achetés par le gouvernement américain, dont 20 000 pour équiper l’armée et 15 000 pour la marine. Les Colt Navy livrés à la marine sont reconnaissables au composant arrière du cadre de la crosse en fer.

Manipulation

Le chargement de ce révolver à capsules (dit cap & ball) se fait par l’avant du barillet : la poudre noire, une bourre pour combler le vide entre poudre et balle (pour du tir sous-chargé, sur cible), la balle, posée de façon à affleurer le bord du barillet en utilisant le levier-refouloir, puis on passe au chargement de la chambre suivante. À la fin, on remplit de graisse ou de cire le creux autour des balles pour empêcher l’humidité de pénétrer en cas de long stockage, ainsi que pour empêcher la flamme issue d’une chambre voisine d’allumer plusieurs charges alors que les balles ne sont pas face au canon, puis finalement on pose les capsules.

L’histoire du Colt 1851 Second Generation

Ayant été l’un des revolvers les plus populaires dans la dernière moitié du 19e siècle, Colt décida de le réintroduire sur le marché au début des années 1970. S’il avait produit la première génération, Colt a confié la fabrication du Second Generation à un sous-traitant; on peut lire l’inscription ADDRESS SAML COLT NEW-YORK CITY sur le canon. Entre 1971 et 1986, environ 26 000 exemplaires de ce modèle ont été produits et vendus, surtout aux amateurs de la guerre civile.

Le deuxième génération est une reproduction moderne du modèle produit dans les années 1800. Le numéro de série inscrit sur le dessous du boîtier de la carcasse permet d’identifier l’année de fabrication. Celui présenté ici a été fabriqué entre 1971 et 1978.

L’arme que nous vous présentons est dans un état neuf et n’a jamais été utilisée. Elle est donc une pièce de collection historique d’une grande valeur.

Informations de l’arme

Merci à notre donateur pour cette arme historique.

L’histoire du Colt M1911 fabriqué à Québec

CHAQUE ARME A SON HISTOIRE | Cette semaine, nous avons la chance de vous présenter le pistolet semi-automatique M1911 fabriqué à Québec en 1918.

Cette arme très rare, fabriquée au Québec et produite en une centaine d’exemplaires seulement, est assurément à découvrir.

Le Colt modèle 1911 fait partie des pistolets semi-automatique les plus couronnés de succès de toute l’histoire et est l’une des rares armes à avoir été utilisées massivement lors des deux guerres mondiales. Cette arme a d’ailleurs été privilégiée par l’armée américaine pendant près de 75 ans.

Une histoire unique

Lors de la Première Guerre mondiale, la demande en armes était de plus en plus élevée afin d’armer les soldats sur les champs de bataille. L’armée américaine commanda plus de 765 000 armes .45 à chargement automatique, soit une augmentation de près de 60 % comparativement à la situation d’avant-guerre. Pour plusieurs raisons, notamment par manque de travailleurs qualifiés et de matériel, Colt, le premier fabricant du M1911, ne pouvait produire que 25 % de son quota mensuel pour le M1911 et son carnet de commandes continuaient de grossir.

À la fin de l’année 1917 et au début de 1918, l’armée approcha donc Remington-U.M.C. et Winchester pour assurer sa production de M1911. En plus de ses deux nouveaux fabricants, l’armée a également passé des contrats avec plusieurs autres sociétés, dont North American Arms Co. à Québec au Canada.

La plupart de ces contrats ont été passés pendant les trois derniers mois de la guerre, et toutes les commandes de pistolets en cours ont été annulées au début de 1919. Si certains ont pu produire des pièces et des assemblages, seuls Colt, Remington-U.M.C. et North American Arms ont réussi à fabriquer des pistolets complets.

North American Arms Co. et son contrat avec l’armée américaine

Initialement, le contrat de North American Arms Co. prévoyait la production de 500 000 pistolets au prix de 15 dollars américains chacun et le gouvernement américain acceptait de fournir les matières premières en échange d’un remboursement par le biais de déductions sur les factures des pistolets finis. Ne disposant pas de ses propres installations de production, North American Arms Co. a loué, le 1er juillet 1918, l’ancienne usine de Ross Rifle Co. à cet effet.

Ross Rifle Co. était une compagnie qui, au début de la guerre en 1914, produisait le fusil à traction direct standard de l’armée canadienne, mais dont l’utilisation au combat s’était avérée insatisfaisante. Durant la guerre, les troupes canadiennes passèrent alors à des Enfield de fabrication britannique et la Ross Rifle Co. a fini par fermer ses portes en 1916.

L’armée américaine a annulé son contrat avec North American Arms Co. le 4 décembre 1918, juste au moment où les premiers prototypes étaient en cours d’assemblage. Aucun pistolet n’a été livré aux autorités américaines, mais une centaine d’échantillons ont été produits dans l’atelier d’outillage. Ceux-ci sont parmi les plus rares de tous les pistolets M1911 existants.

Une pièce prisée des collectionneurs

Pour la différencier des autres M1911, l’arme produite par la North American Arms Co a l’inscription MANUFACTURED BY / NORTH AMERICAN ARMS CO. LIMITED / QUEBEC, CANADA sur le côté gauche de la glissière.

M1911

Cette arme, en très bon état, comme c’est le cas ici, peut valoir jusqu’à 32 000 $ CAD. Il va sans dire qu’elle est très prisée par les collectionneurs.

Les informations sur l’arme

Description arme M1911

Merci à notre donateur pour cette arme d’une grande valeur historique.

Sources :

L’histoire du Mauser C96

Il nous fait plaisir de vous présenter un Mauser C96 Broomhandle, un pistolet semi-automatique allemand datant du début des années 1900, que nous avons reçu en don au Musée.

Saviez-vous que cette arme est l’une des plus emblématiques dans le monde? Découvrez son histoire!

Sa conception

Bien que l’on puisse croire que le Mauser C96 doit son nom au génie créatif Paul Mauser, ce sont les frères Feederle, travaillant pour Mauser, qui ont développé ce pistolet semi-automatique.

Les caractéristiques distinctives du C96 sont le magasin intégré dans la boîte devant la détente, le canon long, la crosse en bois qui lui confère la stabilité d’un fusil à canon court et qui peut servir d’étui ou de mallette de transport, et une poignée en forme de manche de balai, d’où son surnom Broomhandle. Il est aussi intéressant de mentionner que l’arme se démonte sans outil.

Le Mauser C96 fut développé à partir de la fin du XIXe siècle et la production se termina en 1937.

Le succès des ventes du Broomhandle

Malgré un début des ventes difficiles de cette arme en 1896, notamment à cause de son poids, de son manque d’équilibre et d’un manque relatif de fiabilité au cours des essais organisés, le Broomhandle a connu un véritable succès commercial. De nombreux révolutionnaires russes ont utilisé le C96 et il est resté populaire très longtemps en Russie puis en Union soviétique.

Le C96 était aussi extrêmement populaire auprès des officiers britanniques, et plusieurs l’achetaient même pour leur usage personnel. D’ailleurs, Winston Churchill, premier ministre du Royaume-Uni de 1940 à 1945, affectionnait cette arme; il l’a notamment utilisée lors de la Bataille d’Omdurman au Soudan en 1898.

Cette arme militaire a été utilisée lors de plusieurs guerres, notamment lors de la Première Guerre mondiale, de la guerre civile espagnole et de la guerre civile chinoise.

Si un peu plus d’1 million de C96 furent fabriqués par Mauser, de nombreuses copies chinoises et espagnoles ont aussi circulé sur le marché. La production du Mauser C96 a duré plus de 40 ans, mais a été délaissé avec l’arrivée des armes contemporaines qui ont gagné en popularité; si bien que la production du Broomhandle a été arrêtée en 1937.

L’étui-crosse du Broomhandle

L’étui-crosse est un ingénieux système qui permet de transformer ce pistolet semi-automatique en petite carabine. Tel que mentionné plus haut, l’étui-crosse peut également servir comme étui ou comme mallette de transport.

Faits en bois, les étuis sont assez fragiles, aujourd’hui on trouve d’ailleurs cet étui avec une fissure du bois caractéristique, sur le clapet de fermeture, pièce particulièrement fragile. Les commissions militaires d’évaluation à l’issue des tests auxquels le C96 a participé avaient fait ce reproche, sans succès.

Le Mauser C96, immortalisé de nombreuses fois

Fait intéressant : Le C96 a été immortalisée dans de nombreux films tels que Star Wars, James Bond et Mad Max. Il a d’ailleurs été popularisé dans des films soviétiques comme l’arme emblématique de la révolution russe. Il est apparu comme un pistolet exotique dans plusieurs films à cause de sa forme distinctive et reconnaissable immédiatement.

On retrouve aussi cette arme distinctive dans de nombreuses bandes-dessinées, jeux vidéo et livres.

Merci à la succession Fluehler pour cette arme de plus de 100 ans d’histoire.

L’histoire de la statuette de Maurice Duplessis

Cette semaine, nous vous présentons la statuette en bronze de Maurice L. Duplessis produite en tirage limité que nous avons reçue en don au Musée.

Découvrez l’histoire derrière cette statuette.

Histoire de la statuette

Cette statuette est la réplique de la statue de bronze érigée sur la colline parlementaire de Québec et a été produite à l’occasion des Fêtes soulignant le dévoilement de la statue en 1977.

Cette statuette mesure approximativement 9 pouces de hauteur, et est en bronze massif avec une base en bois de rose. Elles sont numérotées de 1 à 100, manuellement au poinçon; nous avons reçu en don la statuette portant le numéro 62.

Toutes les esquisses et les maquettes, ainsi que tous les moules et les formes ayant servi à couler manuellement ces statuettes ont été détruits immédiatement après la coulée de la dernière.

Une statue controversée

La statue de Maurice Duplessis, premier ministre du Québec de 1936 à 1939 et de 1944 à 1959, que l’on peut apercevoir sur la colline parlementaire de Québec, fut dévoilée en 1977. Bien que le sculpteur Émile Brunet ait complété cette statue en 1960, ce n’est que 17 ans plus tard qu’elle fut installée sur la Grande Allée à Québec.

En effet, alors que le gouvernement de Jean Lesage venait d’arriver au pouvoir, le bloc de 10 pieds de haut et pesant une tonne, attendait sur un navire dans le port de Québec pour être déchargé. Dès que Jean Lesage fut au courant, il donna l’ordre de s’en débarasser; elle a donc passé plusieurs années dans un entrepôt de la Voierie entre des réfrigérateurs et d’autres appareils domestiques. Malgré les 4 gouvernements successifs – 2 libéraux et 2 unionnistes – personne n’osa la sortir puisqu’on reprochait à ce premier ministre ses interventions contre les syndicats et sa sympathie pour le patronage politique.

La situation changea toutefois avec le gouvernement péquiste de René Lévesque qui eut le courage de l’exposer en avançant qu’on ne pouvait pas « effacer des morceaux d’histoire ». Malgré les controverses à son sujet, M. Duplessis fut toutefois reconnu comme un ardent défenseur de l’autonomie québécoise.

Fait inusité sur la statue

Dans un article paru dans La Presse en septembre 1989 et signé par Cyrille Fecteau, on apprend que le sculpteur de la statue, Émile Brunet, a dû surmonter quelques difficultés pour rendre la pièce ressemblante, surtout au niveau de la tête et principalement du nez. Le nez de Maurice Duplessis était long et proéminent, mais sur les dizaines de photos de lui on ne le voyait jamais de profil… En fait, Duplessis s’arrangeait pour ne jamais se laisser poser sous cet angle parce qu’il n’aimait pas voir en effigie la courbe trop prononcée de son nez…

Merci à notre donateur pour cette statuette ainsi qu’à Monsieur François Lemay et l’équipe de la bibliothèque de l’Assemblée nationale pour les informations supplémentaires sur Maurice Duplessis et sur la statue à son effigie.

NOTRE MUSÉE EST TEMPORAIREMENT FERMÉ

Compte tenu de l’augmentation des cas de la COVID-19 au Québec et du fait que la majorité de nos visiteurs proviennent de l’extérieur de la région de Granby, nous avons décidé de suspendre temporairement nos activités à compter du 18 septembre 2020 le temps de connaitre le dénouement des présents événements.